Je déterre encore un vieux machin, mais pour échanger sur ces bêtes-là, c'est aussi logique que ça ne se bouscule pas au portillon : peu en ont, et de nos jours, on ne le crie pas sur les toits.
J'en ai eu deux espèces, Scolopendra heros castaneiceps d'Arizona et une Scolopendra indéterminée du Vietnam. Ce sont des animaux très sensibles à la déshydratation, même les espèces de milieux arides (posez-vous simplement la question de l'endroit où l'animal passe le plus de temps et quelle hygrométrie il y règne), ce qui fait que la litière doit toujours être relativement épaisse et raisonnablement humide. Les scolopendres sont très intéressantes à observer, très actives la nuit. Je confirme qu'elles sont très vives et toujours très mal lunées, et qu'il ne faut jamais les toucher, elle réagissent systématiquement au moindre dérangement en cherchant à mordre (ou plutôt piquer, puisque les appendices inoculateurs, les forcipules, ne sont pas des pièces buccales mais une première paire de pattes spécialisée). La bouffe n'est pas un problème, elles sont extrêmement voraces. Un comportement amusant est qu'elles mangent leur exuvie après la mue, ce qui prend un jour ou deux ; il faut donc la leur laisser. J'ai eu la chance d'obtenir des jeunes S. h. castaneiceps, au bout de onze mois de captivité chez moi (fécondation avant capture ? parthénogénèse ? aucune idée). La croissance était bonne mais la mortalité assez élevée, de l'ordre de 15-20%.